
Les déclarations chocs de certains élus écologistes continuent de faire réagir, parfois en laissant le grand public dubitatif face à des prises de position jugées déconnectées des réalités.
Dernier exemple en date : lors d’un rassemblement à Poitiers contre la loi Duplomb, la députée écologiste Lisa Belluco a suscité la polémique en franchissant, selon beaucoup, la ligne rouge de l’acceptable.
Tout en reconnaissant que le sabotage d’ouvrages agricoles ou industriels est illégal et en affirmant qu’elle n’incite pas directement à commettre ce type d’actes, Lisa Belluco a tout de même déclaré qu’elle « trouverait légitimes » de telles actions dans le cadre de luttes écologistes.
Cette sortie a provoqué une vague d’indignation dans la classe politique, de nombreux élus dénonçant la dangerosité de ce type de propos, notamment en période de tensions sur les questions agricoles. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a indiqué avoir saisi la justice suite à ces déclarations jugées inacceptables, laissant entendre que des poursuites pourraient être envisagées.
Cette affaire relance le débat sur les limites du militantisme écologique, certains considérant que l’urgence climatique ne justifie pas l’appel, même indirect, à la violence ou à la destruction, quand d’autres estiment que la désobéissance civile est parfois le dernier recours pour se faire entendre.





