
Pratique ancestrale mais longtemps marginalisée, la chasse à l’arc connaît un renouveau en France depuis sa légalisation il y a trente ans. Dans le parc naturel régional de Brière, une association locale œuvre depuis 2010 pour faire vivre cette discipline exigeante et méconnue. Après des années de scepticisme, le regard porté sur ces chasseurs d’un autre genre semble évoluer.
Un anniversaire symbolique pour une reconnaissance tardive
Le 15 février marque un tournant symbolique pour la communauté des chasseurs à l’arc : cela fait exactement trente ans que l’arrêté légalisant cette pratique en France a été signé. Pourtant, l’histoire de la chasse à l’arc dans l’Hexagone ne commence pas en 1993. Patrick Leray, passionné et fondateur de l’Association des chasseurs à l’arc de Grande Brière, rappelle que la première structure dédiée à cette pratique remonte à 1969, bien avant sa reconnaissance officielle.
« La première demande de légalisation de la chasse à l’arc date de 1975, mais il a fallu attendre près de vingt ans pour que la réglementation évolue », explique-t-il. Des batailles juridiques acharnées ont été nécessaires pour que cette pratique, considérée à tort comme du braconnage, obtienne enfin un cadre légal.





