
Dans votre livre, vous mentionnez également l’hybridation délibérée de sangliers et de porcs domestiques…
R. M. : Oui. Afin d’augmenter la capacité de reproduction des populations de sangliers, les éleveurs ont été encouragés à croiser des mâles sauvages avec des femelles domestiques pour produire des hybrides. La truie, la femelle du porc domestique, peut produire une portée de huit à dix porcelets, contre seulement quatre à six pour une truie sauvage… Avec toutes ces pratiques, le sanglier s’est en quelque sorte « cynégétisé » : il n’est plus une espèce sauvage, mais une espèce gibier, transformée par et pour la chasse.





