Une signalisation défaillante ?
L’enquête a établi que l’ourse a été tuée à 400 mètres hors de la zone de chasse autorisée. Quatorze autres chasseurs impliqués dans la battue sont également poursuivis pour diverses infractions, dont la chasse non autorisée dans la réserve naturelle du Mont-Valier.
« Ce n’est pas un procès pour ou contre l’ours ou la chasse », a rappelé la présidente du tribunal, mais la question de l’organisation de cette battue est au cœur des débats.
Un des responsables de la battue a mis en cause la clarté des délimitations de la réserve : « La limite est mal marquée, on ne sait jamais vraiment où on est ». Le procureur Olivier Mouysset lui a répondu : « Votre obligation de chasseur est de connaître votre position ».
Des photos présentées au tribunal montrent une signalisation peu visible : des « R » rouges sur fond blanc peints sur des arbres, jugés « peu lisibles » par un agent de l’Office français de la biodiversité (OFB). L’avocat de la défense, Me Charles Lagier, a plaidé en faveur de la relaxe, soulignant que les chasseurs n’avaient pas été avertis par l’OFB de la présence de l’ours dans la réserve.





