7 choses à savoir sur le handicap et la chasse

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Il est souvent possible de pratiquer la chasse

Plusieurs chasseurs handicapés ne se sentent ni exclu ni refoulé par leurs amis chasseurs. S’il existe un loisir ou tout est fait pour permettre l’accès des personnes handicapées, c’est bien la chasse.

Si vous pratiquer la chasse pendant des années et que par une inadvertance vous avez un handicap. Que ce soit une blessure, une maladie ou autres. Il y’a plusieurs types de chasse que vous pouvez pratiquer. Le seul défit que vous pouvez avoir c’est le renouvellement de votre permis de chasse. Et une période d’adaptation si vous êtes obligé de changer de type de chasse.

Que doivent faire les postulants handicapés qui souhaitent passer leur permis de chasse ?

L’exercice de la chasse en France est soumis à un examen national, conditionné par un contrôle préalable d’aptitude physique et psychique. Un certificat médical délivré par le médecin traitant du candidat doit obligatoirement figurer dans le dossier d’inscription. Il vérifie notamment les points suivants :

  • Infirmité ou mutilation ne laissant pas la possibilité d’une action de tir à tout moment précise et sûre
  • Affection entraînant des troubles moteurs, sensitifs ou psychiques, perturbant la vigilance, l’équilibre, la coordination des mouvements ou le comportement
  • Affection entraînant ou risquant d’entraîner un déficit visuel ou auditif susceptible de compromettre ou de limiter les possibilités d’appréciation de l’objectif du tir et de son environnement.

Le handicap n’est donc pas un facteur systématique d’exclusion ?

Non, bien sûr. Les candidats dont le handicap n’a pas pour effet de « rendre dangereuse la pratique de la chasse » peuvent s’inscrire à l’examen et reçoivent une formation adaptée, leur certificat médical mentionnant le type d’incapacité. Cette évolution a été réalisée à la demande des institutions responsables du permis de chasser. Le législateur a fait évoluer les textes en conséquence. Ces modifications ont permis d’une part, d’adapter l’épreuve pratique de l’examen, d’autre part de faciliter l’action de chasse.

Qu’en est-il des chasseurs qui ont un handicap sensoriel ou mental ?

Les déficiences sensorielles qui ne peuvent être corrigées par le port de lunettes ou d’appareils auditifs ne permettent pas la pratique de la chasse. D’une manière plus générale, le handicap mental, ou toute affection médicale ou infirmité susceptibles de rendre la pratique de la chasse dangereuse, font l’objet de la même interdiction (art. L 423-15-6° CE). La sécurité à la chasse est une préoccupation permanente car elle ne doit jamais être dangereuse pour le chasseur et pour les usagers, quels qu’ils soient.

Quels sont les « privilèges » accordés aux chasseurs ayant un handicap moteur ?

Concernant la formation et l’épreuve pratique de l’examen, depuis 2003, une adaptation permet aux personnes circulant en fauteuil d’être dispensées de l’un des ateliers (franchissement de clôture et passage de fossé), de disposer de temps complémentaire, de pouvoir se faire accompagner pour l’aide au déplacement sur le parcours et d’avoir à disposition un matériel adapté. De même, pour les personnes présentant un handicap des membres inférieurs ou supérieurs, une arme adaptée est prévue. En action de chasse, la législation a évolué pour leur permettre de se déplacer en véhicule pour se rendre à leur poste de chasse et de tirer depuis leur véhicule après avoir mis le moteur à l’arrêt.

Les « valides » ne voient-ils pas d’un mauvais œil la présence de chasseurs handicapés ?

La communauté des chasseurs se caractérise par une grande convivialité, les équipes de chasse ne laissent pas au bord de la route ceux qui sont touchés par une difficulté. Les adaptations de l’examen en sont un des reflets. La vocation de notre loisir est de demeurer populaire et accessible à tous. La lutte contre l’exclusion fait partie de nos obligations statutaires mais, surtout, des valeurs que nous portons

En fin de compte

Il y a une confusion permanente entre la déficience et le handicap. Une assimilation rapide, un raccourci qui assimile différence, anomalies et handicap. Il serait bien que ceux qui prennent la parole sache à peu près de quoi il parle. Certaines incapacités (auditives, visuelles, motrices, cognitives) peuvent être incompatibles avec la pratique de la chasse, et ces incapacités ne sont pas « réservées » aux personnes dites handicapées.

Source – information handicap